La crèche

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Parce que le diagnostic précoce progresse, la question de l’accueil en crèche se pose pour des familles de plus en plus nombreuses.

 

Pour les familles, il y a deux cas de figure

1

L’accueil au sein
de la collectivité crèche

Cet accueil permet de participer au dépistage d’un éventuel TSA,

2

Un accueil spécifique
et adapté

Mis en place quand l’enfant est diagnostiqué car la socialisation est importante.

 


Quel que soit le cas de figure, l’accueil en crèche présente un avantage considérable : l’accueil des professionnels de la petite enfance est centré sur les besoins de chacun, sans attentes fixées par rapport à une norme. 
Par ailleurs, les horaires sont souples : on peut organiser un accueil très progressif sans qu’il soit nécessaire de demander des autorisations administratives à chaque étape. 
Enfin, les professionnels ont l’habitude du contact avec les familles et leur font des retours très naturellement : la crèche est souvent un espace ouvert aux parents.

Bien évidemment, la formation des professionnels de la petite enfance doit encore progresser en ce qui concerne la connaissance de l’autisme. Partant de ce constat, de plus en plus de communes signent des conventions avec des associations afin de sensibiliser leurs professionnels aux besoins spécifiques des tout petits avec autisme. Des réseaux de crèches font également appel à des professionnels spécialisés. Ainsi La Maison bleue a sollicité ASF afin d’organiser une journée de formation dédiée à l’autisme pour l’ensemble de ses référents handicap. 

Ce n’est pas rare de voir un enfant en bas âge présentant un TSA être accueilli à la crèche au-delà de ses 3 ans : c’est un lieu de socialisation tout autant que l’école. Lorsque l’âge développemental de l’enfant avec TSA atteste d’un retard net, l’accueil au sein d’une crèche peut s’avérer bien plus bénéfique qu’une scolarisation. 
 

 

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Pour aller plus loin

Depuis 2010, un texte existe et pose les besoins des enfants porteurs d’un handicap, le décret n° 2010-613 du 7 juin 2010 ,  notamment les articles : 

Art.2324-39 :

Le médecin de l’établissement ou du service s’assure que les conditions d’accueil permettent le bon développement et l’adaptation des enfants dans l’établissement ou le service. En particulier, il veille à l’intégration des enfants présentant un handicap, d’une affection chronique, ou de tout problème de santé nécessitant un traitement ou une attention particulière, et, le cas échéant, met en place un projet d’accueil individualisé ou y participe.

Art. R 2324-40-1 :

La puéricultrice, l’infirmière ou l’infirmier de l’établissement ou du service apporte, chacun dans l’exercice de ses compétences, son concours au directeur de l’établissement pour la mise en œuvre des mesures nécessaires au bien-être et au développement des enfants. Il veille notamment en concertation avec le médecin de l’établissement ou du service et de sa famille à l’intégration des enfants présentant un handicap ou atteints d’une affection nécessitant des soins ou une attention particulière. Le cas échéant, aux modalités de la délivrance des soins dont les enfants ont besoin et à la mise en œuvre des prescriptions médicales.

 

Pour lecture :